Les oubliés

Il m’est arrivé par le passé de ne pas chroniquer des livres que j’avais lus et alors que leurs souvenirs fugaces me poussaient à aller chercher mon billet pour me rafraîchir l’esprit, de découvrir avec tristesse que je n’en avais pas écrit. Dans ce nouveau blog, j’aimerais ne pas faire cette même erreur, sauf peut-être dans certains cas exceptionnels comme lorsqu’un livre ne m’a pas assez plu pour que je puisse en dire quoique ce soit de positif.

Bref, depuis le mois de mai 2017, soit depuis mon retour au travail post-bébé deux, j’ai gardé près de l’ordi tous ceux dont je n’avais pas parlé. Je suis somme toute fière de voir qu’il n’y en a pas beaucoup, mais il est temps maintenant qu’ils retrouvent leur place dans ma bibliothèque et que j’allège ma culpabilité. Voici donc un petit résumé de ce que j’en ai pensé pour chacun:

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Anasi boys, Neil Gaiman, J’ai lu, 381 pages, 2008, littérature de l’imaginaire
«Comptable londonien sans envergure et sans histoires, Gros Charlie Nancy ne se distingue de la majorité de ses concitoyens que par une timidité maladive et une peur du ridicule qui confine à la paranoïa. Ah ! et accessoirement, il est le fils du dieu Anansi.
Le problème, c’est que c’est son frangin, Mygale, qui a hérité des pouvoirs paternels. A l’aise en toute circonstance, doté d’un charme irrésistible, d’un bagout insolent, d’un mépris éhonté pour toute considération morale… 
tout l’inverse de Gros Charlie, qui a dû se contenter, lui, du sens des responsabilités et d’un goût pathologique pour le conformisme. Aussi, le jour où Mygale débarque dans sa vie pathétique, bien décidé à y mettre un peu de piment, ses ennuis ne font que commencer…» dos de couverture

3 cafésLa fadeur du personnage principal Gros Charlie et le fait que j’attendais beaucoup de la suite d’American Gods m’a rendu cette lecture plutôt décevante. Malgré cela, il est toujours intéressant de plonger dans ce monde d’anciens Dieux et de retomber sous la plume de Neil Gaiman.


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Le restaurant de l’amour retrouvé, Ogawa Ito, Picquier, 2015, 253 pages, contemporain
«Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. 
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.» dos de couverture

2,5 cafésPour moi, le thème de la cuisine doit s’intégrer facilement dans une histoire. Il ne doit pas être la RAISON du livre. Dans celui-ci, je ne croyais pas en l’amour du personnage pour la cuisine. C’était trop gros cette histoire de vouloir cuisiner pour donner du plaisir, trop gnangnan aussi. Même l’amertume entre la fille et la mère ne fonctionnait pas. Il était évident que la mère cachait un lourd secret, mais la fille ne la questionne jamais. Bref, un livre où rien ne collait vraiment avec en plus une scène horrible où on dépèce un cochon qui était l’animal de compagnie!


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Monstress colume 1, autrice: Marjorie Liu, Illustratrice: Sana Takeda, Image, BD, VO
« Set in an alternate world of art deco beauty and steampunk horror, Monstress tells the epic story of Maika Halfwolf, a teenage survivor of a cataclysmic war between humans and their hated ennemies, the Arcanics. In the face of oppression and terrible danger, Maika is both hunter and hunted, searching for answers about her mysterious past as those who seek to use her remain just one step behind… and all the while, the monster within begins to awaken…» dos de couverture

 

 

 

3,5 cafés

Une lecture plutôt difficile, car je l’ai lu en anglais et Monstress est monde complexe avec plusieurs races qui s’entre-déchirent. Les illustrations sont magnifiques quoique j’ai encore beaucoup de difficulté de lire un manga en version BD américaine. On a de la difficulté à s’attacher à Maika qui porte un monstre en elle d’ailleurs, l’horreur omniprésente dans cette BD qui écoeure parfois. Une série qui vaut la peine d’être amadouée.


51n+l931YKL._SX323_BO1,204,203,200_One week in the library, Auteur: W. Maxwell Prince, Illustrateur: John Amor, Image, BD, VO
« Dive into the endless stacks with this experimental graphic novella from writer W. Maxwell Prince and artist John Amor, wich recounts a troublesome week in the library via seven short stories-one for each day- that use comics, infographics, prose, and poetry to play with the graphic medium and explore the multivalent world of living narrative.» dos de couverture

3 cafésJ’aurais bien pris deux semaines dans cette bibliothèque afin de me plonger plus profondément dans la découverte de ces livres vivants avant que tout bascule. C’est assez tordu comme histoire, mais exactement le genre que les livrovores adoreront. Graphiquement c’est aussi très beau. Malheureusement, je ne suis pas super fan du self-insertion et la fin était assez décevante.

 

 

 

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10 réflexions sur “Les oubliés

  1. J’ai aussi ma pile de livres en attente de chronique. ^^ Et plus j’attends, plus c’est difficile…
    J’ai lu beaucoup de bien de la saga « Monstress », ce n’est pas le genre de récits que je lis mais elle m’intrigue pas mal. 🙂 Peut-être une belle occasion d’élargir mon éventail littéraire. ^^

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      1. Je me mets tout doucement aux mangas, qui est un genre littéraire que je n’ai jamais vraiment exploré. Mon copain a commencé Saga, je vais lui piquer un peu pour me faire un avis alors ! 🙂
        Merci beaucoup !

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      2. Je comprends complètement. J’y vais tranquillement mais je suis vite un peu critique et peu me plaisent vraiment. En fait, de façon générale, la façon dont sont positionnées les femmes me refroidie sensiblement… ^^’ Mais il y a de jolies choses malgré tout. 🙂

        Aimé par 1 personne

    1. J’essaie d’éviter d’en accumuler. Je ne lis pas à un rythme suffisamment effréné pour que ce soit impensable. Je trouve dommage de chercher une chronique et de constater que je ne l’ai jamais écrite.

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